Jack a dit...

La musique du monde

Siddhartha était tout oreilles. Ses facultés étaient tendues vers ces bruits et plus rien n’existait pour lui que ce qu’il percevait ; il absorbait toutes ces rumeurs, s’en emplissait, sentant bien qu’à cette heure il fallait atteindre au dernier perfectionnement dans l’art d’écouter. Bien souvent déjà il avait entendu toutes ces choses, bien souvent les voix du fleuve avaient déjà frappé ses oreilles, mais aujourd’hui ces sons lui semblaient nouveaux. Il commençait à ne plus bien les distinguer ; celles qui avaient une note joyeuse se confondaient avec celles qui se lamentaient, les voix mâles avec les voix enfantines, elles ne formaient plus qu’un seul concert, la plainte du mélancolique et le rire du sceptique, le cri de la colère et le gémissement de l’agonie, tout cela ne faisait plus qu’un, tout s’entremêlait, s’unissait, se pénétrait de mille façons. Et toutes les voix, toutes les aspirations, toutes les convoitises, toutes les souffrances, tous les plaisirs, tout le bien, tout le mal, tout cela ensemble, c’était le monde. Tout ce mélange, c’était le fleuve des destinées accomplies, c’était la musique de la vie. Et lorsque Siddhartha, prêtant l’oreille au son de ces mille et mille voix qui s’élevaient en même temps du fleuve, ne s’attacha plus seulement à celles qui clamaient la souffrance ou l’ironie, ou n’ouvrit plus son âme à l’une d’elles de préférence aux autres, en y faisant intervenir son Moi, mais les écouta toutes également, dans leur ensemble, dans leur Unité, alors il s’aperçut que tout l’immense concert de ces milliers de voix ne se composait que d’une seule parole : Om : la perfection.

Hermann Hesse (1925), Siddhartha, Ed. Grasset, p. 145

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La meilleure ligne de basse du monde (suite)

Pour faire suite au premier article, j’ai créé un générateur de lignes de basse pour vous aider à créer de nouvelles lignes de basse. Accessoirement ce simulateur peut aussi servir à un guitariste pour travailler son improvisation.

Fonctionnement

Vous choisissez la tonique de l’accord que vous voulez travailler, puis le type d’accord (majeur, mineur, etc.) et vous ajoutez. Le programme génère automatiquement une ronde issue des notes constitutives de l’accord. Et vous continuez ainsi, jusqu’à la saisie de toute votre grille (max 32 accords). Vous choisissez un son pour la basse et un son pour l’accompagnement (General MIDI), vous ajustez le tempo et vous cliquez sur PLAY.

Vous pouvez aussi générer deux blanches par mesure pour avoir plus de couleurs dans les tempi lents par exemple.

À vous de jouer

Conclusion

Ce petit utilitaire est assez modeste mais permet quand même de tester des choses nouvelles. C’est pas facile de trouver l’équilibre entre générer des suites correctes et ennuyeuses parfois, et trouver de nouvelles possibilités sonores… Si vous avez des remarques ou des suggestions, les commentaires sont à vous.

Jack

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