Jack a dit...

La musique, art sans émotions...

Ce que je voudrais faire, comprenez-moi, c’est quelque chose qui serait comme l’Art de la fugue. Et je ne vois pas pourquoi ce qui serait possible en musique serait impossible en littérature…
A quoi Sophroniska ripostait que le musique est un art mathématique, et qu’au surplus, à n’en considérer exceptionnellement plus que le chiffre, à en bannir le pathos et l’humanité, Bach avait réussi le chef-d’œuvre abstrait de l’ennui, une sorte de temple astronomique, où ne pouvaient pénétrer que de rares initiés. Édouard protestait aussitôt qu’il trouvait ce temple admirable, qu’il y voyait l’aboutissement et le sommet de toute la carrière de Bach.
– Après quoi, ajouta Laura, on a été guéri de la fugue pour longtemps. L’émotion humaine, ne trouvant plus à s’y loger, a cherché d’autres domiciles.

André Gide (1925), Les Faux-Monnayeurs, Ed. Gallimard

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Anton & Morton

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instant songs Anton & Morton

Anton & Morton se sont produits en de rares situations pour de plutôt inconvenantes performances : des gestes et des paroles, avec guitares électriques et partenaires régulières ou de circonstance. Au Theâtre des Amandiers de Nanterre, à la FEMIS, au Mac Val, au Quai de Mulhouse, au Consortium de Dijon, au Musée Niépce à Chalon-sur- Saône, entre 2004 et 2012, on y a pu entendre et voir des “instant songs” — chansons sans répétition. Or, comme le dit la maman du guitariste : « ce n’est pas une chanson si personne ne la connaît… »

Dominique Pasqualini : guitare, chant
Jacques Vannet : guitare

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