Jack a dit...

L'origine de la musique chinoise

Il nous est rapporté que Hoâng-ti voulut assigner à la musique des notes invariables. Il envoya son maître de musique aux confins de l’empire, vers le nord, selon le premier auteur qui nous fasse ce récit, vers l’ouest, au dire de ceux qui le répètent après lui. C’est à l’ouest, en effet, qu’on trouvait une sorte de terre promise, où le roi Moû s’étant aventuré, mille ans avant notre ère, fut heureux au point d’oublier le chemin du retour. Le ministre de Hoâng-ti revint, car il rapportait une grande nouvelle.
Au fond d’une vallée retirée, il avait vu des bambous merveilleux, tous de la même grosseur. Ayant coupé l’une des tiges entre deux nœuds, il souffla : un son sortit. Or ce son était celui même de sa voix lorsqu’il parlait sans passion. C’était aussi le murmure du ruisseau qui naissait dans la vallée. Alors deux
oiseaux, un phénix mâle et un phénix femelle, étaient venus se poser sur un arbre ; le premier avait chanté six notes, en partant de ce même son ; la seconde, six notes différentes. Le ministre,
ayant prêté l’oreille, coupa onze autres tubes répondant, avec le premier, à tout ce qu’il venait d’entendre. Et il remit à son maître ces étalons sonores, que l’on nomma liû [lü], c’est-à-dire lois. Il
avait réussi en sa mission.

Louis Laloy (1912), La Musique chinoise, Ed. Henri Laurens

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music for performance

Gerald Petit, performance / Jacques Vannet, music

L'arbuste Epineux

Un travail effectué en 2003 à la demande de l'artiste dijonnais Gerald Petit pour une performance artistique à Epinay sous Sénart (77).

La musique, d'une durée de 1 heure environ, est jouée en boucle perpétuelle pendant toute la performance, la fin s'enchainant très naturellement au début avec la boîte à rythmes.

Pendant toute la performance, la musique était aussi diffusée sur une radio locale.

Un pattern de boîte à rythme très simple et lancinant est sous-jacent à toute cette composition. Par-dessus viennent s'y greffer un thème en Fa mineur, un vent harmonique fait de l'addition de multiples sons et quelques guitares additionnelles.

Un son très aigu, à la manière d'un sonar, revient en élément récurrent de cette pièce, entre les différentes parties. Il agit comme un signal, joué sur chaque temps à un tempo très lent de 50 à la noire environ.

Travailler avec des plasticiens est toujours quelque chose de très excitant pour moi et c'est chaque fois une nouvelle expérience très enrichissante. Ils ont une approche assez conceptuelle du son et de la musique, ce qui m'impose une remise en question permanente de mes habitudes de composition (tics ?) habituelles.

Extraits musicaux de la performance / musical excerpts

Jacques Vannet

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