L'origine de la musique chinoise
Il nous est rapporté que Hoâng-ti voulut assigner à la musique des notes invariables. Il envoya son maître de musique aux confins de l’empire, vers le nord, selon le premier auteur qui nous fasse ce récit, vers l’ouest, au dire de ceux qui le répètent après lui. C’est à l’ouest, en effet, qu’on trouvait une sorte de terre promise, où le roi Moû s’étant aventuré, mille ans avant notre ère, fut heureux au point d’oublier le chemin du retour. Le ministre de Hoâng-ti revint, car il rapportait une grande nouvelle.
Au fond d’une vallée retirée, il avait vu des bambous merveilleux, tous de la même grosseur. Ayant coupé l’une des tiges entre deux nœuds, il souffla : un son sortit. Or ce son était celui même de sa voix lorsqu’il parlait sans passion. C’était aussi le murmure du ruisseau qui naissait dans la vallée. Alors deux
oiseaux, un phénix mâle et un phénix femelle, étaient venus se poser sur un arbre ; le premier avait chanté six notes, en partant de ce même son ; la seconde, six notes différentes. Le ministre,
ayant prêté l’oreille, coupa onze autres tubes répondant, avec le premier, à tout ce qu’il venait d’entendre. Et il remit à son maître ces étalons sonores, que l’on nomma liû [lü], c’est-à-dire lois. Il
avait réussi en sa mission.
Louis Laloy (1912), La Musique chinoise, Ed. Henri Laurens
14 réponses
Un « accormatic », animation flash, permettant de trouver facilement les accords d’une tonalité se trouve à l’adresse :
http://eepc.fr/idees
Yeah ! C’est vrai que j’adore les jeux de mots (laids) et l’humour.
J’ai donné des cours de guitare pendant pas mal d’années, ce qui m’a obligé à m’adapter sans cesse aux différents niveaux et motivations. Je suis content de voir qu’il en reste quelque chose ;-)
Merci pour tes éloges dythirambiques. Ne t’inquiète pas, ça ne me fait pas enfler les chevilles, je prends ça comme un encouragement à continuer.
Je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici un texte de Mick Goodrick (publié dans Guitar Player), un de mes maîtres à penser en matière de pédagogie, plein d’humour (anglo-saxon) et que je n’ai jamais rencontré non plus.
Mick Goodrick on teaching
« I learn a lot from my students. Many people have the attitude that knowledge is a thing, like a hamburger. If I have a hamburger, and you’re hungry, then I have to decide whether I want to give you some, which means there won’t be as much for me. But information isn’t like that. If I tell you something you don’t know, I still have it. In addition, now that you have the information, I can get your reaction to it and see what you do with it that might be different. So I end up with more« .
Voilà, tu me connais encore un peu mieux maintenant amigo
A bientôt
Jack
Bonjour Jack,
Eh bien oui mon post-scriptum était un trait d’humour car après avoir découvert ton Site, compte tenu de ses qualités (de fond comme de forme) et sa convivialité, j’avais ( et j’ai toujours) l’impression de m’adresser à un ami très compétent, attentif , patient et de plus altruiste, ce qui est assez rare;
C’est pourquoi je me suis permis ce petit écart sans aucune ironie.
Chaque fois que je lis tes explications, j’ai l’impression d’être très réceptif et de comprendre ce qui, avant, me passait largement au-dessus de la tête !! et c’est très fort.
Musique et pédagogie sont donc, grâce à toi, en parfaite harmonie.
Je vais arrêter là mes éloges pour ne pas trop faire souffrir ta modestie, mais j’ai encore quelques compliments sincères en réserve !!
Bravo et encore merci
Très cordialement
Claude
bonjour Claude,
et merci pour les encouragements, ça fait toujours plaisir.
Un sans faute pour ton harmonisation de la gamme mineure mélodique, bravo !!!
Le post-scriptum c’est de l’humour ou je n’ai rien compris ??? Parfois, quand on rentre du boulot, on est un peu lent ;-)
A bientôt
Jack