jackguitar

la guitare éclectrique de Jacques Vannet

Jack a dit...

La supériorité de la musique occidentale

Je réfute notre hiérarchie musicale occidentale qui, s'appuyant sur de vieux relents colonialistes et de vieilles idéologies politiques douteuses, a échafaudé une échelle de valeurs esthétiques au sommet de laquelle a été placée, au-dessus de toutes les autres, la musique occidentale, reconnue comme suffisamment sérieuse et complexe pour occuper cette place. J'aime la conceptualisation et même la revendique, mais ce n'est pas, pour moi, l'unique critère au crible duquel on doit aborder la création musicale. Je n'accepte pas que l'humour et l'émotion ne puissent pas être pris en compte, alors qu'ils le sont dans d'autres formes d'art. Je n'accepte pas qu'Erik Satie soit regardé avec condescendance. Je refuse que le jazz, la musique indienne, la musique africaine, la musique arabe, soient traités comme des musiques mineures, alors que John Coltrane, Thelonious Monk, Ravi Shankar, Oum Kalsoum, apportent davantage à la musique que nombre de ces suiveurs d'une musique dite contemporaine qui ne sont, en réalité, que les reflets du reflet, du reflet...

Daniel Caux (2009). Le silence, les couleurs du prisme & la mécanique du temps qui passe , Editions de l'éclat

Passages secrets

Une performance multimédia qui pose les questions de la réinterprétation artistique et des « passages secrets » entre le visible et l’audible. Sur scène, un triptyque vidéo où les films Blow Up et Blow Out se confrontent, se mélangent, s’interpellent pour former une troisième image dans laquelle un performeur fouille, décale, agrandit, superpose, à la recherche d’indices, de codes, de signaux visuels qui fonderaient l’origine du son dans l’image…

Le troisième film qui se crée ainsi en temps réel, formera une « partition » interprétée en live par des musiciens, mêlant le son de leurs instruments aux bandes originales de ces deux chef-d’oeuvres du septième art. C’est aussi une invitation pour le spectateur à confronter sa propre interprétation à celle des musiciens. Passages secrets par sa forme finale est une pièce en hommage à trois grands noms : Michelangelo Antonioni, Brian De Palma et Christian Marclay.

Création : Festival Labomatique, vendredi 20 novembre 2009 – 20h30, la Vapeur, Dijon (soliste : Patrick Sirop, accordéon diatonique)
2ème édition : Festival Chalon tout court, lundi 6 juin 2011 – 20h00, Cinéma Axel, Chalon-sur-Saône (soliste : Clément Delhomme, guitare acoustique)

Musiciens : Maëlle Greffier (synthé), Clément Delhomme (guitare acoustique) , Nadia Bonneau (trompette), Nathalie Blanchard (remix bande-son des films), Thomas Depoil (guitare électrique), Mathieu Roblin (batterie), Jacques Vannet (guitare basse).
« Performeuse » : Armèle Portelli
Régie générale : Maxime Gras

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