Jack a dit...

Rapport entre texte et musique

Le texte musical étant ainsi structuré par rapport au texte poétique, surgit l’obstacle de son intelligibilité. Demandons le sans détour : est-ce que le fait de « ne rien comprendre », à supposer que l’interprétation soit parfaite, est un signe absolu, inconditionnel que l’œuvre n’est pas bonne ? Il semble, au rebours de cette opinion, généralement admise, que l’on puisse agir sur l’intelligibilité d’un texte « centre ou absence » de la musique. Si vous voulez « comprendre » le texte, alors lisez-le ! Ou qu’on vous le parle : il n’y aura pas de meilleure solution. le travail plus subtil que l’on vous propose à présent, implique une connaissance déjà acquise du poème. Nous refusons la « lecture en musique », ou plutôt la lecture avec musique, c’est-à-dire la solution n’est qu’apparente, où le problème réel est esquivé parce qu’on refuse, là encore, d’envisager une convention et les obligations qu’elle entraîne. Tous les arguments en faveur du « naturel » ne sont que des sottises, le naturel étant hors de propos (dans toutes les civilisations) dès que l’on s’avise d’amalgamer texte et musique.

Pierre Boulez (1966), Son et verbe, Ed. du Seuil

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fausses notes

Un critique musical avait dit à propos de Prokoviev : « c’est du Mozart avec des fausses notes »

Plus récemment, Isaac Stern a dit : Je n’ai jamais interprété le Concerto de Schöenberg, par exemple. Leonard Bernstein me disait : « C’est du Schumann avec des fausses notes. » Pour moi, ce sont des fausses notes sans Schumann !
Isaac Stern (L’Express du 21/12/2000)

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