Jack a dit...

La musique, art sans émotions...

Ce que je voudrais faire, comprenez-moi, c’est quelque chose qui serait comme l’Art de la fugue. Et je ne vois pas pourquoi ce qui serait possible en musique serait impossible en littérature…
A quoi Sophroniska ripostait que le musique est un art mathématique, et qu’au surplus, à n’en considérer exceptionnellement plus que le chiffre, à en bannir le pathos et l’humanité, Bach avait réussi le chef-d’œuvre abstrait de l’ennui, une sorte de temple astronomique, où ne pouvaient pénétrer que de rares initiés. Édouard protestait aussitôt qu’il trouvait ce temple admirable, qu’il y voyait l’aboutissement et le sommet de toute la carrière de Bach.
– Après quoi, ajouta Laura, on a été guéri de la fugue pour longtemps. L’émotion humaine, ne trouvant plus à s’y loger, a cherché d’autres domiciles.

André Gide (1925), Les Faux-Monnayeurs, Ed. Gallimard

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Aria de Bach (partie de basse)

Johann Sebastian BACH

Un très beau morceau du Cantor de Leipzig très facile à jouer (tempo très lent) et d’une richesse harmonique exceptionnelle jouable sur une basse 4 cordes.

Comme d’habitude, je ne fournis pas la tablature mais les doigtés sont assez évidents à cause des nombreuses octaves. Bach a écrit ici une véritable walking bass qui donne la pulsation au morceau.

N’hésitez pas à jouer avec des versions enregistrées, commencez par écouter ce que joue le bassiste et lancez-vous ensuite, vous aurez le plaisir de jouer avec les plus grands 😉

En voici une version mais il y en beaucoup d’autres sur Spotify par exemple.

Jack

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