Jack a dit...

La surestimation du langage

La surestimation du langage par les musiciens a pris une autre forme assez singulière : le culte de l’écriture en tant que telle. Dans la logique d’une idéologie escamotant le niveau sensoriel au profit d’une sémiotique généralisée, certains compositeurs ont poussé le formalisme à l’extrême en réduisant la musique à un système de signes plus ou moins abstraits, avec parfois l’arrière-pensée d’en faire la condition d’une élaboration sérieuse. Ils ont négligé le fait désormais bien connu que beaucoup de musiques d’une haute complexité, comme les polyphonies d’Afrique Centrale, de Bali, ou l’électro-acoustique, fonctionnent fort bien sans notation. Les druides savaient déjà, pourtant, que l’écrit peut favoriser la paresse spirituelle, et qu’une parole figée risque de devenir une parole morte.

François-Bernard Mâche Musique, mythe, nature

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fausses notes

Un critique musical avait dit à propos de Prokoviev : « c’est du Mozart avec des fausses notes »

Plus récemment, Isaac Stern a dit : Je n’ai jamais interprété le Concerto de Schöenberg, par exemple. Leonard Bernstein me disait : « C’est du Schumann avec des fausses notes. » Pour moi, ce sont des fausses notes sans Schumann !
Isaac Stern (L’Express du 21/12/2000)

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