Jack a dit...

Quand la musique était une architecture

Il y a si longtemps que nous écoutons des pianos et des orchestres symphoniques… Toute musique, aussitôt que plus de deux notes résonnent ensemble, nous paraît constituée de ce que nous appelons des accords. Ce sont les luths, d’abord, les guitares, les clavecins, c’est-à-dire les instruments qui s’animent sous nos dix doigts, qui ont ainsi façonné notre oreille et, à travers elle, notre perception, et donc notre pensée.
Ce n est pas ainsi qu’on écoutait Ia musique à la Renaissance et encore moins au Moyen Âge. Si nous voulons entendre cette musique dans sa justesse et comprendre quel sens lui donnaient ceux qui la chantaient et ceux qui l’écoutaient, il faut déshabituer notre oreille, puis notre esprit, de construire ces masses sonores que nous nommons « accord » avec les sons
qu’elle nous propose. La musique de ce temps-là ne nous présente pas des masses, mais des lignes. Les notes que nous entendons résonner ensemble appartiennent à des tracés mélodiques qui cheminent parallèlement et établissent entre elles des rapports que l’on doit saisir dans leur déroulement temporel, dans leurs durées juxtaposées, et non dans l’instant de leur rencontre.

Philippe Beaussant (2006), Passages, de la Renaissance au Baroque, Ed. Fayard, p.39-40

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Dans l’antre du Roi de la Montagne

Pour inaugurer cette nouvelle catégorie de mon site, j’ai choisi l’ancêtre du heavy metal, le célèbre morceau d’Edvard Grieg : In der Halle des Bergkönigs avec un relevé de la partie de basse.

La grand-mère du heavy metal

En effet, ce morceau, selon les versions, peut aller très vite… Voici par exemple la version de Herbert Karajan

Autant dire que dans la partie D de la partition, vous allez en baver pour jouer les croches correctement ;-)

La partition

Remarques

Comme toujours, je n’ai pas créé de tablature parce qu’il me paraît très important de chercher ses propres doigtés plutôt que de reproduire « bêtement » ceux d’un autre… La recherche de doigtés implique de prendre en compte pas mal de paramètres

  • La sonorité (différence entre les cordes à vide et frettées entre autres ou le choix de la corde…)
  • la position en fonction de la taille et l’agilité de vos doigts (donc de la vitesse d’exécution du morceau)
  • L’insertion de cordes à vide qui permettent des enchaînements plus rapides ou « opportunistes »
  • Jeu aux doigts ou au médiator
  • Basse à 4, 5 ou 6 cordes (la partition ci-dessus est entièrement jouable sur une 4 cordes)

Voilà, je vous souhaite d’y prendre beaucoup de plaisir, n’oubliez pas de commencer par bien écouter ce qui se passe avant de jouer ;-) Comme toujours, si je peux aider, les commentaires sont ouverts !

Je vous donne ici une version de travail pas trop rapide

Jack

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