Jack a dit...

La musique c'est de la mécanique !

Moravagine était désespéré. Après trois ans, il remarquait que ses études ne le menaient à rien. Il avait voulu étudier la musique, croyant se rapprocher du rythme originel et trouver la clé de son être comme une justification de vivre.

Tel qu’on la pratique (et surtout telle qu’on l’enseigne), la musique est en somme une expérience de laboratoire, la théorie figurée de ce que la technique et la mécanique moderne réalisent sur une plus vaste échelle. Les machines les plus compliquées et les symphonies de Beethoven se meurent d’après les mêmes lois, progressent arithmétiquement, elles sont régies par un besoin de symétrie qui décompose leurs mouvements en une série de mesures minuscules, infimes, et qui se font pendant. La basse chiffrée correspond à tel engrenage qui, infiniment répété, déclenche avec le minimum d’efforts (d’usure) le maximum d’esthétique (de force utilisable). Le résultat en est la construction d’un monde paradoxal, artificiel, conventionnel, que la raison peut démonter et remonter à loisir (parallélisme dynamique : un savant physicien viennois ne s’est-il pas donné la peine de tracer toutes les figures géométriques que projette la Ve Symphonie et, tout récemment un savantasse anglais n’a-t-il pas traduit, en vibrations colorées, les vibrations sonores de cette même symphonie ?)

Blaise Cendrars (1925), Moravagine

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Dans l’antre du Roi de la Montagne

Pour inaugurer cette nouvelle catégorie de mon site, j’ai choisi l’ancêtre du heavy metal, le célèbre morceau d’Edvard Grieg : In der Halle des Bergkönigs avec un relevé de la partie de basse.

La grand-mère du heavy metal

En effet, ce morceau, selon les versions, peut aller très vite… Voici par exemple la version de Herbert Karajan

Autant dire que dans la partie D de la partition, vous allez en baver pour jouer les croches correctement ;-)

La partition

Remarques

Comme toujours, je n’ai pas créé de tablature parce qu’il me paraît très important de chercher ses propres doigtés plutôt que de reproduire « bêtement » ceux d’un autre… La recherche de doigtés implique de prendre en compte pas mal de paramètres

  • La sonorité (différence entre les cordes à vide et frettées entre autres ou le choix de la corde…)
  • la position en fonction de la taille et l’agilité de vos doigts (donc de la vitesse d’exécution du morceau)
  • L’insertion de cordes à vide qui permettent des enchaînements plus rapides ou « opportunistes »
  • Jeu aux doigts ou au médiator
  • Basse à 4, 5 ou 6 cordes (la partition ci-dessus est entièrement jouable sur une 4 cordes)

Voilà, je vous souhaite d’y prendre beaucoup de plaisir, n’oubliez pas de commencer par bien écouter ce qui se passe avant de jouer ;-) Comme toujours, si je peux aider, les commentaires sont ouverts !

Je vous donne ici une version de travail pas trop rapide

Jack

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