Jack a dit...

Strip Tease Show

Un autre jour, toujours à Kyoto, avant l’événement Nanzenji, j’ai donné un concert au Yamaichi Hall. Cela s’appelait « Strip Tease Show » (c’était un strip-tease de l’esprit). Quand j’ai rencontré le moine en chef le lendemain, il semblait légèrement mécontent.
« J’ai assisté à votre concert », a-t-il dit.
« Merci, avez-vous aimé ? »
« Eh bien, pourquoi y avait-il ces trois chaises sur la scène et pourquoi cela s’appelle-t-il un strip-tease par trois ? »
« Une chaise, une pierre ou une femme, c’est la même chose, mon père. »
« Où est la musique ? »
« La musique est dans l’esprit, mon père. »

Yoko Ono Fluxus Révolution, Ed. L'Esprit du temps, p.88

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L’enseignement de la musique selon Arnold Schoenberg

Arnold Schoenberg et la pédagogie

L’enseignement de la musique est un métier difficile que j’ai exercé pendant plusieurs années. J’espère avoir bien digéré les enseignements de Schoenberg ;-) dont je vous présente une facette ici…

Ce livre est né de ce que m’apprirent mes élèves. Lorsque j’enseignais, je ne cherchais jamais à dire uniquement aux élèves "ce que je sais", mais plutôt ce qu’ils ne savaient pas. Cependant, même si par là déjà je me sentais contraint de trouver pour chacun d’eux quelque chose de nouveau, le plus important n’était pas vraiment là. En effet, je m’efforçais surtout de dévoiler à mes élèves l’essence même de gisements profonds et, pour cela, jamais je ne fis référence à des règles rigides qui enserrent habituellement – et avec tant de soin – le cerveau d’un élève.

Et ça continue dans la même veine ;-)

Tout se résolvait, en fait, par des indications qui, d’ordinaire, pour l’élève comme pour le maître, ne présentent aucun caractère de contrainte. Si l’élève réusssit mieux sans ces indications, qu’il s’en passe. Mais l’enseignant doit avoir le courage de se compromettre et ne pas faire de sa personne un êttre infaillible qui sait tout et jamais ne se fourvoie. Il faut, bien au contraire, qu’il se montre l’infatigable et éternel chercheur qui, parfois, peut trouver. Pourquoi vouloir jouer au demi-dieu ? Pourquoi ne pas être seulement pleinement homme ?

Une petite dernière pour la route…

Une obsession quasi mystique de la quête au mépris du but, voilà ce que Schoenberg entend communiquer à ses élèves. Car, dit-il, "si le but est naturellement de trouver, c'est aussi le terme de toute aspiration"
 

Avant-propos à la première édition du Traité d’harmonie d’Arnold Schoenberg, Vienne, juillet 1911 (M&M - JC Lattès - traduit de l’allemand et présenté par Gérard GUBISCH)

Une réponse

  1. Belle ouverture d’esprit !

    La pédagogie, c’est beaucoup un question d’envie et de passion…

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