le jeu sur une corde
Le fait de ne jouer que sur une seule corde constitue un exercice à handicap
En limitant notre liberté de la sorte, on se libère. La contrainte, loin de constituer un exercice gratuit, permet de découvrir de nouveaux espaces. Par exemple, il n’y a rien de pire pour un compositeur que la liberté totale (qui n’existe pas de toute façon).
Voici quelques exemples pour illustrer mon propos : prenez une feuille de papier, choisissez une tonalité, le nombre de mesures, une cellule rythmique de base de une, deux mesures, peu importe; choisissez un style de musique, un tempo, écrivez les accords, la durée du morceau…, tout ça avant même d’avoir écrit une seule note de musique ! Plus il y a de contraintes, plus la compo sera facile à terminer ! Quand tout est prêt, jouez votre nouvelle compo, et changez ce qui ne vous plaît pas. (si vous avez un séquenceur, ça sera plus pratique).
Tous ces exemples ne sont pas gratuits, et la vraie question est toujours : que puis-je faire dans ces conditions ? Que puis-je en retirer et apprendre ?
Restez sur une seule corde aussi longtemps qu’il vous plaira car toutes les notes que vous avez cherché et que vous chercherez toute votre vie y sont ! (je rédigerais un prochain article sur ce concept).
Pour finir, voici quelques exemples tirés de morceaux connus :


Tubular Bells (Mike Oldfield)

Peacemaker Die (Extreme)
(répéter, puis faire la même chose sur la deuxième corde)
Highway Star (Deep Purple)
chaque pattern est répété 8 fois
-5-6-8-8 :||: 6-8-10-10 :||: 8-10 -12-12 :||: 17--0-0-15-14-0-0- 14-13-0-0-13-12-0-0-12-11- 0-0-11-10-0-0-10-9-0-0-9-8- 0-0
J’aurais pu aussi mettre des arpèges en tapping sur une seule corde, certaines rythmique de “trash” très rapides (souvent des power-chords déplacés sur un même groupe de cordes, donc assez riches rythmiquement).
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